Coin lecteur

Cette semaine, un texte de Joseph Lanoue qui nous parle des habitations, et surtout de l’habitation de sa jeunesse.

Les habitations                                                                                                                                                    

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Dans un rang récit de familles nombreuses activités travail gagne pain chevaux chauffage bis travaux collectifs repas vêtements de nos aînés piété pêche ruisseau macadam gravier…

Toi… Moi, je choisis ma maison, mon nid d’enfance. À St-Sébastien, rang des Dussault à plus d’un mille du village c’était la première à gauche. Maison à toit de deux pans inclinés d’environ trente degrés, style québécois et trois portes dont une du côté est était réservée à la visite. Mon gîte familial, de couleur beige-gris à cause de la poussière venant du chemin en gravier; asphalté vers l’année1953, voisin de familles à condition modeste.

Imaginons tant de prouesses vécues dehors ;  il y avait un saule gigantesque dans lequel nous grimpions en champions en s’exclamant aie regarde où je suis rendu, la branche pliait. Plus bas, des balançoires installées  aux branches horizontales avec des câbles solides faisaient la joie souvent entre nous et des voisins-amis.

Notre demeure chauffée au poêle à bois et une fournaise  pour charbon placée pour l’hiver donnaient la chaleur. Sur la plancher en bois franc ciré et poli avec nos pieds couverts de bas de laine représentait, pour nous la patinoire. Là, pendant des années, surtout l’hiver, sur ce plancher, assis, munis de règle d’environ deux pieds, nous jouions, genre de hockey, à lancer des balles légères dans l’espace ouvert pour compter ; (3 à 2)

Ma mère Thérèse, souriante, (philosophe) nous envoyait à genoux une minute dans le coin quand on était trop agressif. De belles soirées passées restent encore  en moi, goûteuses…

Évidemment, tant de Jours de l’An vécus dans la hâte de recevoir des bonbons, une orange et chacun  un cadeau sous l’arbre de Noël. Le repas  du souper, toutes les personnes(13) autour de la table décorée de la nappe blanche et rouge, cette longue table garnie de gallinacé, de tourtières et desserts assortis ( tartes, gâteau glacé…) donnaient la joie.

Même si cette maison un peu modifiée aujourd’hui ;  je la revois souvent en passant via rang des Dussault.

Reste encore en moi beaucoup de souvenirs tels entrer du bois de chauffage, manger de la galette de sarrasin, maman qui nous demandait les leçons, papa qui nous regardait jouer et qui nous offrait de la liqueur Jumbo, plus tard du kik. Aussi mes trois sœurs et mes sept frères aimés avec qui j’ai grandi sagement

Sage : reconnaître et vivre ce qui est beau.

La grande fête se réalisait au Jour de L’AN ; plus tard vers 1960, nous donnions plus d’importance à Noël

Électricité en automne 1945

    Joseph