Il y a environ 6000 ans, les Premières Nations utilisent le territoire du Haut-Richelieu de façon saisonnière pour la chasse et la pêche.
Le côté ouest de la rivière est celui des Kanien’kehá:ka (Mohawks) et du côté est se trouve le Ndakina, terre ancestrale de la Nation W8banaki (Abénakis), qui fait partie de la famille linguistique algonquienne.
Vers 1660, dans le contexte des guerres coloniales et pour défendre le territoire, les missionnaires jésuites créent plusieurs missions. Ainsi, les Kanien’kehá:ka s’établissent dans les communautés, dont Caughnawaga, qui deviendra Kahnawà:ke, et Kanesatake. Les W8banakiak, de leur côté, s’installent dans ce qui deviendra les communautés d’Odanak et de W8linak.
Rivière Richelieu
Peu à peu, la rivière sert à des fins militaires par les Kanien’kehá:ka établis au sud qui souhaitent reprendre leur territoire. Son plus ancien nom serait d’origine w8banaki : Masesoliantegw, signifiant « eaux où on trouve beaucoup de nourriture ». Le cours d’eau prend par la suite le nom de rivière des Iroquois, terme employé par Champlain lors de sa première excursion dans la région. Le nom Richelieu sera imposé par le Régime français en 1642.
Les Premières Nations de la famille algonquienne s’associent aux Français dans le commerce des fourrures. En échange, ceux-ci leur fournissent une assistance militaire contre les nations ennemies du sud. La rivière Richelieu est donc un axe de combat de grande importance.