La BIENTRAITANCE : une responsabilité collective

(source comité sociopolitique)

Ces attitudes et ces gestes sont les conditions pour assurer la bientraitance, respecter les droits et prévenir la maltraitance des personnes aînées. Vous pouvez les adopter dans tous les contextes où vous interagissez avec elles.

Attitudes

  1. Placer la personne au centre des actions que l’on pose
  2. Favoriser l’autodétermination et l’empowerment de la personne
  3. Respecter la personne et sa dignité
  4. Favoriser l’inclusion et la participation sociale de la personne pour contrer son isolement
  5. Déployer des actions et des interventions alliant compétences (savoir-faire) et jugement (savoir-être)
  6. Favoriser la concertation entre les proches et le personnel soignant pour offrir un soutien adapté aux besoins de la personne

Gestes

Frapper avant d’entrer!

Annoncer sa venue avant de se présenter au domicile ou dans la chambre d’une personne, c’est respecter son droit à la dignité et à la vie privée. On doit aussi obtenir son accord pour entrer chez elle quand elle n’y est pas, car la demeure est inviolable. Ce sont des gestes essentiels pour qu’elle se sente considérée, en sûreté et qu’elle maintienne son estime personnelle.

Expliquer les règlements et les frais chargés pour des services

Prendre le temps d’informer chaque personne qui vit dans une résidence pour personnes aînées (RPA) des règlements et des frais qui s’appliquent à sa situation, c’est respecter son droit à la dignité. Il est important de s’assurer que les personnes comprennent toute l’information qui les concernent et de leur fournir de l’assistance, au besoin, pour favoriser cette compréhension.

Laisser la personne choisir et organiser son milieu de vie

Choisir et aménager soi-même son milieu de vie (logement, chambre), selon ses préférences, ses valeurs, ses habitudes de vie ou sa culture favorisent l’autodétermination et l’empowerment. Ce geste permet de respecter la liberté, la dignité et les convictions religieuses de la personne. Il lui permet aussi d’exercer son droit à la jouissance paisible et à la libre disposition de ses biens.

Consulter la personne et respecter ses choix lorsqu’on lui rend service

Pour placer l’intérêt de la personne au centre des actions que l’on pose, on doit la consulter pour connaître ses préférences et adapter les services et les soins qu’on lui donne selon ses besoins. Par exemple, on peut se renseigner auprès d’elle pour connaître ses besoins et préférences quant aux repas, aux soins d’hygiène ou à notre horaire de travail ou de visite. Ce geste assure le respect de sa liberté d’expression : la personne a le droit de choisir, de s’exprimer et de refuser des soins, par exemple.

Visiter un proche ou une connaissance et/ou l’encourager à s’impliquer

On peut apporter du bien-être à une personne en situation de vulnérabilité et éviter qu’elle se sente isolée en allant lui rendre visite, en l’écoutant, en l’amenant au café ou en l’accompagnant chez le coiffeur, par exemple. On peut aussi l’encourager à s’impliquer (et à contribuer de son expertise) dans des activités sociales en faisant du bénévolat ou en participant à un comité ou à un conseil d’administration. Ces gestes favorisent son inclusion sociale et assure notamment son droit à la dignité.

Comprendre la maladie de la personne et ses effets

Au-delà d’avoir les compétences (le savoir-faire) pour rendre des soins, s’intéresser à l’histoire médicale de la personne et à la façon dont elle vit la maladie permet d’adapter son approche pour mieux s’en occuper. Par exemple, en évitant de donner de la médication qui n’est pas prescrite ou non essentielle. Ce geste respecte son droit à la vie, à la sûreté et à l’intégrité.

Défendre vos droits

Si vous êtes victime ou témoin de comportements maltraitants, vous pouvez vous défendre. Allez à la section Ressources et outils de cette page pour voir vos recours.